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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 09:51

 

Pat : Moi Pat je l'ai écouté à la radio, j'ai cru que c'était pour annoncer sa candidature, et quand il a commencé à énumérer ses victoires je me suis dit que c'était plié.

Fred : Moi Fred je l'ai regardé, il avait pas une tête de grand jour, mais c'est vrai que j'y croyais pas, enfin au fur et à mesure...

Pat : Y'a un moment ou je me suis dit ; attend, là ça va plus, le discours il devrait monter, prendre de la hauteur, de la vigueur pour arriver à l'annonce finale.

Fred : On va pas refaire le match, il y va pas !


Pat : poufffff poufffff où va notre monde ? C'est qu'on va être obligés de s'habituer à de nouvelles têtes et retenir les noms et prénoms. Tu me diras c'est bon pour nous les vieux, mieux que la partie de Scrabble pour lutter contre, c'est comment déjà ce truc ; Aloïs Alz... ?


Fred : Adieu Nicolas, Alain, François H, oui bon des François c'est pas ce qui manque ! On pourrait même en avoir un autre, ça sera comme qui dirait une sorte de continuité minimale.


Pat : Dis pas de connerie ! Alors qui à gauche ? Manuel, Benoît, Arnaud, ... ? Où sont les filles dans cette jeune génération ? Pour succéder à Martine, Ségolène, Christiane, ... ? Nadjet va-telle y aller ?

Fred : Tu devras encore patienter un peu, une quinzaine avant de savoir qui sera candididats, candididates. J'ai pas tout suivi l'histoire des parrainages chez eux. À droite il y a eu pas mal de déchet.

Pat : Et de gros déchets ! Les seuls qui sont vraiment content c'est les médias, ils vont pouvoir faire monter les enchères pour les publicités pendant les débats. De sacrés piques d'audience en perspectives.

Fred : Et on va pouvoir rigoler avec les sondages !

Pat : Enfin bon, il est encore Moi Président jusque fin mai, d'ici là il peut s'en passer des choses ; un million de chômeurs en moins, la dette qui font face au réchauffement climatique ; Marine à 2% dans les sondages...

Fred : Et le Père Noël qui passe d'ici peu. Au fait tu as des idées pour les cadeaux ? Moi j'ai encore rien acheté.

Pat : Moi tu sais, c'est pas trop mon truc, je ferai ça en impro, au dernier moment, on trouve toujours quelque chose.

Fred : Un meug à l'effigie de François H ou de Nicolas S, y vont peut-être les brader ?

Pat : Quand même ça me chiffonne un peu...

Fred : Quoi ?

Pat : Cette primaire à gauche, je les vois pas président, ils me font tous penser à des marionnettes qui s'agitent... Et qu'avec ce système j'ai l'impression qu'on choisi d'abord le candidat et ensuite le programme.

Fred : C'est comme ça, les temps changent...

Pat : L'hiver sera chaud !

18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 16:41

Tu migres

 

Migre Émigre Immigre Migrant Émigrant Immigrant Migrateur

 

Dis   pourquoi tu migres ?

 

Tu migres d'où pour où ?

 

Tu migres ailleurs

 

C'est toujours mieux ailleurs

 

Migrer   est-ce fuir ?

 

Fuir l'horreur de la mort

Fuir l'horreur de la barbarie

Fuir l'horreur de ton reflet dans un miroir

 

Fuir plutôt que résister

Fuir plutôt que de te battre

Fuir plutôt que de te laisser humilier

Fuir plutôt qu'être violée

Fuir plutôt que mourir

Fuir plutôt que rester pauvre parmi les pauvres

Fuir pour être pauvre parmi les riches

 

Migrants émigrants immigrants migrateurs

 

Oiseaux aux ailes cassées

 

Oiseaux à la boussole désorientée

 

Un jour tu te lèves

 

Tu veux partir

 

Tu dois partir

 

Tu vas partir aujourd'hui demain

 

Tu es parti sans retour sans te retourner

 

Tu as quitté ton lit

 

Tu as quitté ta maison

 

Tu as quitté ta famille

 

Tu as quitté ta terre

 

Tu avances

 

Tu avances tant que tu peux

 

Tu avances tant que personne te dit de t'arrêter

 

Tu espères qu'il n'y aura pas de barrières

Tu espères qu'il n'y aura pas de militaires

Tu espères qu'il n'y aura pas de police

Tu espères qu'il n'y aura pas de chiens méchants

Tu espères qu'il n'y aura pas de grilles

Tu espères qu'il n'y aura pas de murs

Tu espères pouvoir passer les frontières

Tu espères pouvoir franchir les rivières

Tu espères pouvoir traverser les mers

 

Tu espères

Tu espères qu'au bout il y aura une nouvelle terre

Tu espères qu'au bout il y aura une nouvelle maison

Tu espères qu'au bout il y aura un nouveau lit

Tu espères qu'au bout il y aura une nouvelle famille

Tu espères qu'au bout il y aura une nouvelle vie possible

Tu espères qu'au bout il y aura une nouvelle chance

Tu espères qu'au bout il y aura quand même encore tout au fond

un rêve de retour

 

Plus tard

Beaucoup plus tard

Quand ton enfant ira là d'où tu es venu

Ce n'est pas ta terre qu'il retrouvera

Il trouvera un ailleurs bien plus ailleurs pour lui

Que l'ailleurs que tu espérais trouver en partant il y a si longtemps

Ici / là est un ailleurs  était un ailleurs   sera un ailleurs

 

Immigré tu es

Immigré il est

Tu le resteras pour au moins cinq générations

Ton voisin te traitera d'étranger

Ses parents ont été traités d'étrangers

Tes enfants traiteront d'étrangers ceux qui arriveront

D'ailleurs

Migrateurs

Et ainsi de fuite

 

La terre est ronde

Un jour tu te retrouveras

Un jour tu te rattraperas

Un jour tu seras derrière toi

Un jour

 

yve bressande / 14 11 16

6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 10:21

 

Inventaire avant disparition

Avant dissipation des brumes matinales

Avant déménagement final

Avant liquidation des stocks

Avant fermeture définitive pour cause de

. . .

 

Les noms propres        Disparus

Les titres des livres      Disparus

Les titres des films       Disparus

Les yeux des filles       Disparus

La tête des amies d'enfance   Disparue

Écrire ses mémoires avant de la perdre

Écrire sa mémoire en train de se dissoudre

Écrire ce qui reste entre les trous

Il reste les voix

Il reste des odeurs

Il reste

Les cinq sens

Il reste des émotions

Il reste ce qui ne sert à rien

. . .

 

Que reste-t-il d'une vie

Des souvenirs

Bouffées de souvenirs

Tous à la fois en vagues débordantes

Et puis le reflux

Marée mémorielle basse

Vastes étendues parsemées de flaques

Flaques qui s'évaporent

Eau de mémoire

Parfum d'antan à se vaporiser entre les neurones

En gouttelettes en pépites en étincelles

 

Que reste-t-il d'une vie

Pas grand chose

Quelques équevilles vites dispersées

Les objets s'appartiennent

Les objets n'ont pas de mémoire

Le sculpteur  le peintre  l'inventeur

Laissent un peu de matière identifiable

Laissent un nom  une signature

Pour combien de temps

 

Que reste-t-il d'une vie

Si peu de choses

Quelques lignes sur un registre

Quelques souvenirs dans la tête des encore vivants

Un peu de pigment sur une photographie

Quelques pixels sur un écran

Un bouquet de poèmes

Pour combien de temps

. . .

 

Pourquoi resterait-il quelque chose

D'une vie

 

14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 19:21
Alchimère la face cachée d'Yve Bressande

Une lecture d'inédits et de textes jamais lus en public !

 

Lecture pour adultes consentants :))

12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 09:54

version audio

Citoyennes Citoyens

Qui cancan can qui cancane qui cancane qui qui

Qui sera cancan qui can

Qui dit à dada à dada à dada

Youp'la on y va on y va

 

Alain / Nicolas2 / Nathalie2 / Bruno

Qui Cancan candidat c'est moi c'est moi le candidat la candidate

À dada à dada votez pour moi

Et Candide l'est pas là

Youp'la on y va on y va à dada

 

Arnaud / Jean-François / Marine / Gérard / Rama

Youp'la on y va on y va à dada

 

Jean-Luc / Benoît / Cécile / François3

Youp'la on y va on y va à dada

 

Nadine / Hervé / Geoffroy / Frédéric2

Youp'la on y va on y va à dada

 

Jacques / Hassen / Jean-Frédéric / Michèle2

Youp'la on y va on y va à dada

 

Pierre / Jean / Yannick / Marie / Philippe

Youp'la on y va on y va à dada

 

Christian / Marie-Noëlle / Jean-Luc / Sidi / Karima

Youp'la on y va on y va à dada

Oufffffffffff  . . .  sauf erreur ou omission

En voilà une belle photo de classe primaire

Il y manquera Candide qui n'est pas candidat

Il y manquera l'instituteur de la République

La République est au piquet

La République boude

Youp'la boude youp'la boude

On s'en fout on y va on y va à dada

Demandez le programme x 2

Le programme quel programme

« Oui toi le petit qui lève le doigt »

« C'est quoi un programme ? »

« Tu n'as pas appris la leçon mon petit Nicolas »

Youp'lala on y va on y va à dada

Gavés comme des oies grasses

Nous en avons plein la bouche

De mots des mots des mots

Des mots sirupeux

Des mots même pas bleux

Des mots malheureux

Des mots qui sonnent creux

Youp'lala on y va on y va à dada

Lever le doigt bien haut

Chercher le sens du vent

L'idée est restée au logis

Voilà à peu près le niveau

La bulle est coincée

Youp'lala on y va on y va à dada

Combien de caméras

Combien de micros

Combien de clics

Combien de fols ovaires

Combien de zamis fessbouquiens

Combien de candidi de candidats de candidates prennent date

Youp'lala on sait pas on y va à dada

C'est bien primaire tout ça

Ça vole bas

Ça sonde au ras des pâquerettes

Ça mitingue et puis s'en va

Ça s'en va et ça veut revenir

C'est là et ça ne veut pas partir

Youp'lala on y va on y va à dada

On est tous candidat

« Le petit Candide est demander au bureau de vote »

Tous candidats Tous candidats

Et moi et moi et toi toi là

La démocratie la démocratie

Elle est aux abonnées Absente

 

 

yve bressande / 08 2016

23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 15:40

  

 

Pat : Peux-tu me dire pourquoi quand tu poses un objet, disons un trousseau de clés, et que tu lui tournes le dos disons deux minutes, neuf fois sur dix tu ne le retrouves pas et tu passes un temps dingue à remettre la main dessus ?

 

Fred : Parce qu'il est dessous. C'est le syndrome de la propension des choses inanimées à se déplacer ou à disparaître.

 

Pat : C'est quoi cette connerie de syndrome ?

 

Fred : Phase une tu poses l'objet. Phase deux (très courte) : Stabilité apparente et relative de l’ordre établi. Phase trois (progression fulgurante) : Expansion ordrifuge exponentielle des objets. Phase quatre (à tendance persistante) : L'objet recherché a disparu.

 

Pat : J'y ai rien compris à ton truc là. Moi ce que je veux dire c'est que, disons les clés, t'es pas con au point de les poser dessous autre chose quand tu les poses ! Tu les poses dessus et là où tu es sûr de les retrouver. Alors comment tu comprends que après deux minutes tu les retrouves plus ?

 

Fred : Personne n'a jamais rien compris à rien, c'est comme ça. C'est aussi que peut-être chez toi on ne sait plus bien où est le dessus du dessous.

 

Pat : Insinuerais-tu que chez moi c'est le foutoir ? Ben pourtant je range, je range au moins là où je pose, tu vois, avant de poser je fais de la place pour poser, mes clés, mon portefeuille, ou j'sais pas, le tire-bouchon...

 

Fred : Peut-être que tu pourrais ouvrir ta porte avec le tirebouchon ? Ça te ferait un truc en moins à perdre.

 

Pat : Arrête ! J'suis sérieux, et puis ça me coûte du fric de refaire faire mes clés ou de racheter des tirebouch'.

 

Fred : Tu participes à l'activité économique du pays, c'est bien.

J'y pense, il y a au moins des valeurs sûres, des exceptions à la règle, on est en France merdre !

 

Pat : Lesquelles ?

 

Fred : Les plantes vertes !

 

Pat : Tu te fous encore de ma gueule là. Et puis une plante tu la cherches pas, tu la vois, elle est là c'est tout. Et puis elle est verte, ça aide.

 

Fred : Idée de génie Pat' ! Tu viens de l'avoir, peindre en vert ce que tu ne veux pas qui disparaisse !

 

Pat' : Pas con, quoique... si tout est vert...

 

Fred : Prenons un autre cas. Méfie-toi des faux amis, de ceux qui ont un fil à la patte. Tu suis le fil, et tu as parfois une surprise. Arrivé au bout ce n'est pas forcément ce que tu croyais.

 

Pat : Ouais là je suis d'accord, avec les fils c'est toujours l'embrouille !

 

Fred : Et attention, y'en a d'autres pas mieux, tiens, les mots ! En voilà une engeance particulièrement perfide, les mots !

 

Pat : Tu veux dire qu'ils sortent dans le désordre de ta tête. Ça j'suis d'acc aussi mais j'crois savoir un peu pourquoi, d'ailleurs mon verre est toujours là mais vide, lui aussi je me demande comment que ça se fait qu'il est si souvent vide ?

Léon, tu nous en remets une !

 

Fred : Y'a aussi la géolocalisation, tu pourrais équiper certains objets à ne pas perdre d'une puce de géolocalisation. Merci Léon.

 

Pat : Genre comme ça se faisait dans le temps, tu siffles et ça répond ? Et le jour ou la pile est morte tu retrouves jamais le truc.

 

Fred : Non, ça c'est ringard, maintenant t'as tout sur ton smratfaune...

 

Pat : Hein quesse tu dis ?

 

Fred : Que c'est sur ton téléphone que ça marche.

 

Pat' : Oh purin de merde, où est-ce qu'il est ? J'suis sûr que... Tu vas voir que je l'ai encore paumé ce machin, alors lui c'est pire que tout, j'en suis au moins à mon dixième, je les rachète chez Emmaeus sinon je me serais déjà ruiné.

 

Fred : Laisse tomber la puce, tu fais comme si j'avais rien dit. Tu veux que je le fasse sonner ?

 

Pat' : Ah, là, je le sens ! Quoi, qu'est-ce que tu disais ?

 

Fred : Rien, je dis rien...

 

Pat : Pas con ça, un chien, y'a bien des chiens d'aveugle et d'autres qui rapportent le journal ou un lapin, pourrait aussi y avoir des chiens qui surveillent tes affaires à ta place et...

 

Fred : Des chiens d'ivrognes. Qui font le ménage ? Et aussi un cheval qui te ramène chez toi et un coq qui te réveille le matin... Pat' tu devrais aller vivre à la campagne.

 

Pat : C'est vrai qu'à la campagne c'est peut-être mieux reanbgé, j'veux dire que, à la campagne y'a moins, tu vois, et comme y'a moins tu retrouves plus facilement.

 

Fred : C'est ça oui, plus y'a moins et plus c'est mieux dans l'ordre.

 

Pat : Léon, t'es sûr pour l'horloge là ? Si les aiguilles tournent dans le sens des aiguilles j'crois que j'vais siffler mon cheval.

 

Fred : À demain Pat'.

 

Pat : Si demain est là où on l'attend, ça devrait le faire.

 

Fred (en aparté) : Je me demande des fois si on perd pas aussi un peu notre temps à toujours chercher à vouloir remettre de l'orlogique dans tout ?

  

17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 15:46
Vide vie...

La mémoire des objets

 

Fred : Oufff, ce matin j'ai mis le nez dans un placard, que des vieilleries que je me dis depuis des lustres que je dois faire le tri.

Pat : Tu viendras chez moi après, j'ai de quoi remplir une benne et je procrastine depuis des décennies.

Fred : Attend ! J'ai juste réussi à trier et jeter un sac de merdouilles pourries.

Pat : À la mort de mon père j'ai récupéré tout un tas de trucs, je pouvais pas jeter, c'était mon enfance, alors je les ai stocké en plus de ce que je gardais déjà.

Fred : J'suis un peu pareil, j'sais pas pourquoi, pourquoi on garde des outils qui ne nous serviront jamais, des objets en pannes ou cassés...

Pat : Ah non, moi c'est plutôt sentimental, ou alors Loulou la brocante, je me dis que ça peut avoir de la valeur, ou que ça en prendra avec le temps, que quand je serais mort...

Fred : Tout partira pour une bouchée de pain chez un brocanteur.

Pat : Je sais, en fait les objets n'ont pas de mémoire, c'est nous qui nous souvenons, pas eux. Ce vieux projecteur de films, un Pathé Baby, y'a que moi qui me souviens de ma grand-mère me projetant des films bizarres.

Fred : Tu m'en as déjà parlé, tu m'avais dit qu'il y en a des dizaines à vendre sur « leboncoin ».

Pat : Oui, entre vingt et quarante euros, et le mien il est tout en haut d'une étagère.

Fred : Et tes héritiers se demanderont pourquoi tu as conservé ce vieux machin. Il ne signifiera rien pour eux.

Pat : C'est ça, on projette son film sur un objet, ce projecteur j'entends encore son bruit, il fallait un transformateur car il fonctionnait en 110v, enfin bon, voilà, y'a que moi qui...

Fred : Alors tu le gardes pour toi et rien que pour toi, tu devrais le descendre de son étagère et l'exposer dans ton salon, au moins tu en profiterais pour te repasser le film tous les jours.

Pat : C'est con, car en fait je n'ai pas besoin de l'objet pour me souvenir.

Fred : On tourne en rond.

Pat : Faudrait que toi et moi on rassemble tout et qu'on se fasse un vide grenier !

Fred : C'est dit, ! Et avec la recette on se fait un bonne bouffe, qu'au moins on en profite ici et maintenant.

Pat : C'est dit !

Fred : On le fait quand ?

Pat : Euuuuuuuuu ben, faut quand même le temps de faire le tri et...

Fred : Non ! Surtout y faut pas trier, faut tout mettre dans le tas, et tout vendre sinon on y arrivera jamais.

Pat : T'es dur.

Fred : Tu viens chez moi et je vais chez toi, comme ça pas de tergiversassions.

Pat : On en reparle.

Fred : Tu te dégonfles ?

Pat : C'est pas ça mais...

Fred : Ça pourrait prendre de la valeur ! Tu sais bien que non, si t'avais quoi que ce soit qui vaille quelque chose, je serais déjà au courant.

Pat : Je regarde sur videgrenier.com et je t'appelle !

Fred : C'est dit !

 

yve bressande / 17 08 16

17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 09:13

 

Une fuite en fuite

La fuite

La fuite

Fuuuiiiiiiiiiiiiite

Plombier Plombier Plombier (comme Pin-pon)

Allô à l'eau la Pologne ? !

Serpillons   Serpillons   Serpillons

Essorons    Essorons    Essorons

En fuite en fuite en fuite

Le plon plon le plon plon le plombier

Colmatons tonton colmatons tonton

Demain c'est sûr demain c'est certain

Demain il sera là

Au sec au sec au secours

Qui le connaît   qui connaît le

Plon plon   le plon plon   un bon plombier

Sympapapape   coconpétent   pas cher même si cacher / /

. . .

Personne ne répond

Assourdissant silence sans fond

Rien dans les tuyaux

La Fesse reste muette

Plus d'amies lorsqu'il s'agit

Lorsqu'il s'agit de dévoiler

De dévoiler l'adresse

L'adresse de son plombier

Plombier   Plombier   Plombier (comme Pin-pon)

Les pieds dans l'eau

Patauge et touche le fond

Quand enfin venu de loin

Du fin fond de la galaxie

Du premier battement d'après Big bang

Enfin un 06

Merci Béatrice

. . . Allô à l'eau la Pologne ? ! . . .

Il a dit ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Demain il vient

Plombier Plombier Plombier (sur un air gaie)

 

yve bressande / 17 08 16

8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 13:37

 

Fred : Tu sais, on en a peut-être déjà parlé mais j'ai du mal à m'y faire...

Pat : Fer à cheval ou fer au feu ?

Fred : À la disparition, extinction de mots, de concepts, ça date de l'époque des privatisations, enfin j'imagine.

Pat : Oh ben, tu nous causent du millénaire d'avant !

Fred : Partout ou presque on est devenu des clients.

Pat : En effet, c'est pas nouveau, et ça va pas s'arranger, que ce soit à l'école ou à l'hôpital et j'en passe, de plus en plus ce sera tu paies ou t'attends.

Fred : Oui, et c'est même pas le côté argent qui m'embête le plus, c'est la relation, pas du tout pareil si t'es client ou usager. Celui ou celle qui est en face du client le regarde comme une vache à lait, avec l'idée de lui soutirer le maximum ; c'est plus vraiment humain.

Pat : Y'a plus que toi pour penser en terme humain, pas humain. La plupart des gens prennent leur pied à acheter, à avoir de l'argent et à le dépenser avec le pouvoir qui va avec ! Ils cherchent la bonne affaire, la concurrence ça les fait bander.

Fred : Tu as raison, c'est bien ça qui me gène, cette relation de dominant, dominé qu'induit l'argent, et à la fin il faut un gagnant et un perdant.

Pat : Tu crois qu'il n'y a pas possibilité d'un accord ? Le juste prix des choses ? Quand tu achètes une salade ou un aspirateur, si la salade est bonne et que l'aspirateur aspire et que tu n'as pas dépensé plus que tu le voulais, c'est bien ?

Fred : Tu as raison, faut chercher ailleurs mon malaise... prend les « biens communaux », aujourd'hui c'est devenu propriété aliénable des communes ou autres. Il sont lotis, zacisés, périphériquisés, ou au mieux transformés en zone verte et aménagés, sauf que je ne me sens plus chez moi, ce n'est plus un bien commun dont chacun peu jouir. Voilà, un usager jouit du bien commun.

Pat : Parce que tu penses qu'un acheteur ne jouit pas de sa propriété ? !

Fred : Si, sans doute, alors le malaise est encore ailleurs...

Pat : Il est peut-être que l'usager fait parti d'un collectif, le mot important pour toi c'est « commun », et que l'usage commun induit l'appartenance à une « communauté ». Le client comme le vendeur sont des individus et la propriété l'enjeu de leur relation.

Fred : C'est ça, en fait le malaise il est là, de la disparition du commun, de la communauté, de l'appartenance.

Pat : Le truc d'être vieux mon pauv' Fred c'est de rester bloqué sur ce que tu as connu et qui n'existe plus ou tend à disparaître.

Fred : Merci, tu me flattes.

Pat : Non, c'est juste qu'aujourd'hui d'autres modes de relations se mettent en place, d'autres types de communautés.

Fred : Tu veux parler des « Amies » sur la Fesse du Bouc ?

Pat : Non, là on est dans le 100% privé commercial. Je pensais plutôt aux communautés de partage de services comme les « Sel », les jardins partagés, les « Boîtes à livres », le covoiturage... etc. Il existe également des tentatives de coopératives immobilières...

Fred : Tu as raison, j'appartiens à la préhistoire, place aux jeunes !

Pat : Qu'est-ce que tu peux être con quand tu t'y mets. C'est juste qu'il faudrait que tu te bouges un peu, ce que je te dis là c'est pas nouveau, je dirai même que c'est aussi vieux que l'humanité. Sauf qu'aujourd'hui l'arbre capitaliste et marchand est devenu tellement gros qu'il cache la foret commune.

Fred : Et c'est un lieu commun de me le dire.

30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 21:16

Lecture réalisée dans le cadre de l'exposition photo

de Odile Combe : Namibie - Les peuples des déserts 

le mardi 26 juillet 2016 à La-Tour-Du-Pin.

 

Crédit photographique : Odile Combe & Monique Peillex

 

 

Apéro Poétique TdP 2016
Apéro Poétique TdP 2016
Odile Combe & Yve Bressande
Odile Combe & Yve Bressande

Odile Combe & Yve Bressande

Cristelle / Ivanne / Choeur folk / Chantal / Monique / Yve / Lionel / le public &  le pot !
Cristelle / Ivanne / Choeur folk / Chantal / Monique / Yve / Lionel / le public &  le pot !
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Audio Vox Concept'

regroupe une suite de textes conçus et écrits pour la voix.

Mise en bouche en souffle en 3 2 1 …

  D’autres textes dans la rubrique Audio Vox
(enregistrement artisanal par l'auteur)
La version audio est parfois différente de la version texte.
La raison pourrait en être une persistance des brumes textuelles.
Les poèmes sont des plaques tectoniques, ils bougent, se choquent, s'entrechoquent, emmagasinent de l'énergie, cela produit des failles de sens, des cratères néologiques, parfois aussi des tremblements de vers, des tsunamis sémantiques…