Nuits Ambulantes

À l'eau de vie ; à la mort subite !

C'est quand même pas la mort à boire.

Il a toujours préféré «Mon Sherry» à ma chérie et Cerise à l'eau de vie… et la Baba au rhum là didon doudou donne du rhum à ton homme et t'auras du bon ratafia !

À deux pas du vide, trépas en avant et débarrasse le planché.

Le plus pire du pire c'est de n'être, de naître mort né.

Naître mort c'est quand même quelque chose, c'est plus que moins que rien ; c'est avoir existé, quelques semaines, mois, dans l'imaginaire d'une mère, d'un couple, d'une famille...

Mais quand même, naître mort est-ce possible, grammaticalement possible ?
Le verbe naître implique t-il un souffle de vie ? Ou n'est-ce que l'entérimage d'une expulsion de quelque chose ?

Qu'est-ce que naître ?

Étonnant qu'à l'école on ne nous dise rien là-dessus... Ou alors j'ai oublié ?
Oublié de naître ? De n'être rien ou de n'être pas grand chose ?

Naître n'est pas vraiment un acte volontaire, on ne choisi pas plus que l'on ne décide de naître.
Ni du quand, ni du où.
— Maman, Papa, je voudrais naître !
— D'où est-ce que tu parles ?
Ô éther nu...

Naître vivant.
Si mort né, n'être rien... d'autre qu'un sous venir. Un qui a pas pu venir, qui a raté sa sortie, ou son entrée, son entrée en scène, la scène du monde, le beau monde, planète terre, petite planète, petite étoile, galaxie de banlieue.
Comédien par essence ?
Quand on entre on sort et quand on sort on entre. Allez retour, retour au néant, retourne de là d'où tu viens.

On peut choisir de mourir, de mourir de rire, ou d'autres choses...
Mais de naître ?

Après la mort on ne choisi plus rien du tout, même pas l'exécution de nos dernières volontés, en admettant que nous en ayons exprimé, expiré.

Avant de naître on n'est pas mort, on n'est pas et c'est tout, enfin, c'est plutôt rien.
Sauf si conception, dans ce cas de figure revenir au début.
Après être mort, on a été ; laisser une trace. Mémoire des atomes ?
Le fait d'avoir été change le cours des choses, à court terme.

Manger bio, légumes, fruits frais, riz complet et quinoa équitable… Méfiez-vous de la viande rouge et de la charcuterie, ne buvez plus d'alcool, ne fumez plus, surtout pas d'Ogm, ainsi vous éviterez le cancer et autres saloperies mortelles.
Juste bon pour les riches ça, car avec 650 € par mois tu vas pas loin, et si t'es rémiste t'as rien à bouffer. Alors le fin du fin , c'est de mourir de faim !

Oui mais bon, de quoi allons nous mourir à la fin ? De vieillesse ? D'un arrêt du cœur ?
Mourir de rien c'est con, faut bien mourir de quelque chose pour que ça vaille le coup de mourir.

Espérance de vie ou de vieillesse ? L'une est-elle synonyme de l'autre ?
Espérer vivre, vieux, pauvre et malade... faut être un poil maso, non ?
Concept de statistichiens aboyeurs de mauvaises nouvelles.

Y'a bien l'accident, mais c'est aléatoire, et Thoires c'est rien d'autre qu'un trou, trop improbable pour y penser sérieusement.

Alors y'a le suicide, mais le suicide c'est compliqué, faut y penser, le préparer, et surtout le réussir !
C'est pas donné à tout le monde de réussir sa mort.

La lame de rasoir, si t'as pas la baignoire et l'eau chaude n'y pense même pas. La fenêtre faut calculer la trajectoire et être sûr de l'impact, sinon tu finis tétraplégique. La chimie faut minimum un doctorat. Le train, pourquoi traumatiser un brave cheminot qui t'a rien fait. La balle faut le fusil ou le pistolet, revolver, bref le machin qui se vend pas au coin de la rue. La noyade, si tu sais nager c'est pas gagné et si tu sais pas faut des cailloux dans les poches et personne à l'aronde, ou la ronde, bref qui aie pas un couillon pour se jeter à l'eau et se noyer en essayant de te sauver, ou pire qui réussisse à te sauver.
Déjà mal à la tête rien que d'y penser.


à suivre, sauf si mort subite...
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Mercredi 25 février 2009
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Sans
Sans le sang   dort
Dessous   dessous du   le dessous
Xième du nom
Sans le sous   rire de tout
Un sous   un rond   une piastre tinte
La roue   la grande   tourne
Case sans   le puits   fond du trou
L'onde s'étale   lisse
Alors   doucement   laisser
Monter   remonter le silence   sans bruit
Sans plus de sens   ne fait plus
Presque en retenant le  soufffffle
Comme pour ne pas effrayer le chaton
Curieux de tout   le petit chat   mais vite peur
S'endort en rond   s'enroule   en confiance
Un rayon de soleil de janvier
Perce le froid   à l'oblique
Sens oblique des choses pâles
Pâleur des choses en hiver
Fixer le pavé   sans dormir
Les pas   à double sens
Sans cligner des yeux   essayer
Pas comme avec le chat
Avec lui baisser les paupières
Il viendra sur les genoux
Rouler en boule  ronronner
En rond   en ronde   dénouer
Essayer de dénouer   sans forcer
Sans forcer le déroulement des choses
Réchauffer avec les mains   le souffle
Souffler sur l'escarbille   braise
Intensité des rouges orangers
La couvrir   à peine   flammèche
Si sèche   sans l'étouffer
Reprendre le noeud   nouvelle tentative
Sans dormir   car si sang dormir
Sang se fige   étirer un peu la jambe
Celle qui fourmille   sang arrêté
Débloquer la hanche   tirer sur la colonne
Revenir à la position de départ
Petit bruit métallique   étincelle sonore
Phosphore dans l'oeil du chat   l'oreille pivote
Frisson de moustache   il baille
Le noeud résiste   le sens   vouloir
Sans pouvoir   sans pouvoir dormir
Sans pouvoir sur   sur rien   même soi
Même mourir   sans dire   sans pouvoir dire
Crépitements   intime chaleur   fumerolle
Revenir au noeud   de l'histoire   mémoire
Tirer   avec lenteur   sans resserrer
Sans risquer la rupture   cassure
Sans briser le lien   ténu   distendu
Chaussures jaunes vives   taille 33
Poignée de secondes   "M'man le p'tit chat"  puis s'envole
Les yeux fermés   du bout des doigts
Des yeux aux bouts des doigts   tactile
Tactique   sentir les fils   en huit
Idée subtile de l'infini   du temps perdu
Du temps nouer   nouer par le temps
Le travaille du temps   pour se payer du bon temps
Quart temps   mi temps   trois-quart temps   plein temps
Plein le dos   plein le cul   plein les bottes
La queue du chat remue
Électricité dans l'air   dans l'air du temps
S'envoyer en l'air   de temps en temps
Sans le noeud   ce foutu noeud
Le crépuscule crépus   têtu   obtus
Tombe   s'effondre le jour   ici bas
Au plus bas   peu pas plus   toujours un possible
Fin de partie   perdue   le truc
En finir   en beauté   sans délais
Si ce n'était   obssessif   le noeud
Cauchemar   sous les yeux   sens inversé
À l'envers   s'y prendre autrement
Autrement dit   lâcher prise
À vau-l'eau   eau de boudin  l'eau du bain
Demain   noeud au ventre   mais quand même
Demain   coup de sang   fouette cocher
Galipette et chat tigré   déplier   replier
Se coucher   sans dormir   sang froid
Regarder droit   l'envers du dé   du corps
Du miroir   en dedans   trouver
Chercher   creuser   chat rêve
Le noeud se détend   fatigué   amadoué
Un autre mot   qui ne vient pas
Bout de langue rose   long bâillement  étiiiirement
Là   sans   sur l'asphalte
Foetus géant   larvaire   chrysalidesque
Extinction
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Mardi 3 février 2009
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Mémoire de   oublie hier
Oublié l'oubli
« Mnémosyne m'a oublié »
Mémoire m'use   s'use
Mémoire oublie d'oublier
Mémoire oubliée oublie
Mémoire miroir sans tain
Transe apparence incertaine
Se drape   vaporeuse   moire
Mes moires se froissent
Mémoires des moires
En instants diffractés
Mémoires des arts irisés
Mémoires des arts   immé'mots
Hautes   alignées   cirées
Armoires de la mémoire
Armoires gardiennes en tête
En têtes de bois dur
L'écu au centre   haut
En chaînes   en noyés   en chats tigrés
Mémoires fermées   cadenassées
Portes scellées   tiroirs secrets
Piles de draps   pliées   mouchoirs
Par dessus   effacent
En revenir au passé
Simple     sous la pile   mensonges
Simple histoire de   de l'oubli
D'oublis en double clic claque
Serrures compliquées   complexe intimité
En tambour mineur
En tombeau   muet   muette
Temps broyés   épreuve   éprouvé  
Vous   Toi   comme par hasard
De vue naguère   familière
Ou l'autre millénaire
Sans jamais pouvoir en finir   en   un
Instant sans avant
Sans après   sans apprêt
Clown nu   nu de   vent
Dans la tête   indices teints
Visages dévisagés   profondeur  
Profondes heures     absente
Le début hait la fin
La fin amnésie le début
Est-ce un fin en soie   fin de soirée
Fine moire d'été
Fibre commune   liées
Histoire de fil   fils croisés
Répétitions   encore   encore   et encore
Attendre   laisser reposer
Monter
...
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Vendredi 30 janvier 2009
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Vivre sous pression  sans faux col
vivre sous vide  existentiel
vivre congelé ou surgelé ou cryogénisé
vivre emballé   c'est pesé
vivre empaqueté
vivre P. A. C.
vivre prédécoupé   suivant les pointillés
vivre sous Cellophane   avec Aristophane ?
vivre dans sa boite
vivre en conserve
vivre dans son bocal
vivre pasteurisé   stérilisé
vivre lyophilisé
vivre précuit  cuit à point   cui cui cui
vivre saignant   bleu   al dente
vivre salé   fumé   boucané
vivre au vinaigre   pas bon pour l’estomac
vivre dans la gnôle   déjà mieux
vivre caramélisé
vivre fermenté   vinifié
vivre
l’eau à la bouche

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Mardi 27 janvier 2009
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La permanence du paysage…
Ferme le temps  le fixe  le fige  le suspend
Ne pas vieillir par les yeux
Rester bloqué sur l’instant i minuscule
Temporaire
Tant années face à la falaise
Con' d'années sans ciel
Si ce n'est carrés électriques nocturnes
Collés à la rétine
Rien n’a bougé
Rien à bouger
La vie au-delà ?
En dedans 
La même plante verte enracinée dans le plancher
La plante grandit  le tronc forcit
L’homme lui
Devant le miroir  marque un temps
Le temps du temps
L’amémoire du défilement  suspension  boucle temporelle  möbiutiale

Un moineau entre par la fenêtre   ouverte
paysage
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Mercredi 4 juin 2008
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Le sens du vent

Le sens de la vie

Le vent tourne

La vie va sans détour

Le vent pousse au lointain

la vie souffle la vie

Le vent la vie s’enfuient

La vie le vent s’ennuient

En tout sens

Vent debout

Vivre debout

Évora / Portugal 24 05 2008
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Mardi 27 mai 2008
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… cinq heures du mat’
au fond d’mon lit je rêve de gloire
y pourrait y avoir pire comme vie
l’eau bicarbonatée ça fait roter
il fait chaud et doux dans le lit
… cinq heures cinquante trois
des textes à apprendre et un chef d’œuvre à écrire
il fait toujours chaud et doux dans le lit
je pète   je n’ai plus sommeil   et merde
… six heures   peur d’une journée trop longue
c’est décidé   je me lève  petit déjeune
réveille et me colle devant le mutant bleu
entre pomme et thé je note un truc sur l’art
est-ce signe de bonne santé mentale
le camion poubelle passe   ça c’est du concret
les poubelleux ils en pensent quoi de l’art
une autre fois je descendrais le leur demander
… sept heures passé de quelques gouttes
j’écris des conneries que je vais envoyer à
Colette Valérie et Odile   j’oubliai Christine
c’est con   il ne me reste que trois timbres

trop dur la vie
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Dimanche 16 mars 2008
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Présentat'Yve

Les mots agissent

Terra rasa (slamencours)

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