Imaginons le P.M.U. avant le départ d'un grand prix, les chevaux les plus performants disposeraient des meilleurs jockeys, du matériel le plus léger, et partiraient avec plusieurs longueurs d'avances.
Les chevaux moins performants, auraient les jockeys de second ordre, seraient lestés avec du plomb et partiraient deux trois quatre longueurs derrières les autres.
Qui va gagner ? Pas difficile de le deviner. S'il y a vingt chevaux au départ, seul trois ou quatre ont une chance de l'emporter, et dans un tiercé c'est la ruine assurée pour le P.M.U.
Et pourtant, dès les premières classes notre système scolaire repère les élèves les plus adaptés et performants, et obtenants les meilleurs résultats et il met ensuite tout en jeu pour leur faciliter la tache : Sections d'excellences, bons profs, matières réputées difficiles (latin, grecque, langues rares)...
Pour les élèves en difficultés, les moins bien adaptés et donc moins performants ; notre système scolaire ne faisant que très peu appel à l'intelligence et à la créativité ; sont mises en place des sections/classes où ils sont regroupés, des horaires plus lourds (heures complémentaires/de soutiens en math, langue ou français, soutien scolaire en plus des heures de cours...) et une orientation en fonction du marché de l'emploi et des places disponibles dans les filières.
C'est un résumé rapide.
Les pur-sang d'un côté, les ânes bâtés de l'autre ! ?
Faut-il donc confier les rênes de l'institution scolaire aux organisateurs de courses de chevaux ?
Ou enfin repenser les finalités de notre système scolaire !
