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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 09:01


Un poème de Yve Bressande aux Éditions Jacques André / Fractions d'infinis



FractCouvW.jpg

1999 / 2012 Fractions d'infinis – Exil / Exils. Ce poème résulte d'un projet d'écriture qui court sur deux siècles, deux millénaires, et qui trouve aujourd'hui un premier aboutissement. Matériau composite, il est le fruit d'une longue accumulation et d'un « don » de mots.

Si je vous dit exil, donnez-moi trois mots. Ces mots ont trouvé leur place en forme de balises, d'étoiles, de boussoles...

        L'exil est de tous les temps, de toutes les géographies et donc le poème forcément inachevé. Toujours des êtres qui se rencontrent, se confrontent, se racontent, se battent, s'aiment, se tuent, se reproduisent, se métissent.

« Des hommes égarés marchent à contre-jour
Tant de visages traversés
Au membre farouche d’un ruisseau de mars
Tu as donné ton ventre à qui voulait naître
S’exiler dans une langue étrange et familière »

Il est aussi possible de le commander sur le site de l'éditeur Jacques André :


Bonne lecture et au plaisir de vous voir bientôt,

amicalmement,

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 17:27

 

 

Bleue comme un grain de sable

dans l'œil de l'infini

mille milliards ne suffisent pas

grains de vie sur un grain de nuit

sur ta peau lueurs maladives

s'agitent poussière de rien

se croient maître de l'univers

pas même un instant

à peine une trace

Planètes tournent tournent

se promènent      les emmènent

transhumance     

constellées          si petites

vaisseaux spatiaux

pour quel voyage

pour quel nuage

pour quelles rencontres

un peu d'antimatière

un boson de passage

un grain de lumière

Une jonction d'infinis

. . . . . .

. . .

.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 08:04

images-copie-18.jpg


Pat : Le Café Contoir ferme jusqu'au 15 août.
Fred : Eh oui, la France va se faire bronzer alors nous aussi.
Pat : On pourra toujours s'envoyer des cartes postales.
Fred : Tu dois être le dernier, aujourd'hui tous le monde envoient des SMS et des photos avec son portable.
Pat : C'est pas pareil, la carte c'est physique, tu la trouves dans ta boite, tu peux la poser sur ton bureau, la montrer...
Fred : L'afficher sur le frigo...
Pat : Vive les cartes postales !
Fred : Un dernier pour la route
Pat : Et peut-être à dans trois semaines.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 06:42

 

 

 

Fred : Encore une tragédie familiale, avant de se suicider un homme tue sa femme, sa belle-mère et ses deux gosses.

Pat : Pour la belle-mère c'est peut-être compréhensible, pour sa femme, ils ne s'entendaient peut-être plus, mais pour les gosses ?

Fred : Les médias parlent de problèmes professionnels.

Pat : C'est un peu comme pour le dopage dont on parlait hier, encore un type qui ne supportait pas de ne pas être à la hauteur.

Fred : De là à tuer toute sa famille !

Pat : Il devait avoir un égo surdimensionné.

Fred : Tu veux dire qu'il ne pouvait imaginer ses enfants lui survivre après son suicide ?

Pat : Il ne pouvait imaginer le regard de sa femme et de ses enfants s'il s'était retrouvé au chômage, et comme il était le Pater-patriarche, en quelque sorte un dieu, il a effacer sa « création » de la surface du monde.

Fred : Et la belle-mère se trouvait là, elle y est passée.

Pat : Et pour sa femme, il a dû se dire que la laisser vivante après avoir tué les enfants ce n'était pas sympa.

Fred : Alors que tout le monde aurait pu être heureux sans lui.

Pat : On ne le saura jamais, mais c'était peut-être ce qu'il ne supportait pas, d'imaginer sa famille heureuse sans lui.

Fred : Sans doute il a fait ça sur un coup de tête, un coup de folie.

Pat : Difficile à croire, tuer quatre personnes à l'arme blanche et ensuite chercher un corde pour se pendre...

Fred : Ce sont toujours des hommes qui tuent.

Pat : Dieu est un homme.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 09:42

 

 

Fred : Encore des affaires de dopage sur le Tour !

Pat : Que veux-tu, ces gars n'ont rien d'autres, s'ils ne pédalent plus ils n'existent plus.

Fred : Le Frank S, on a trouvé des traces du diurétique dans ses urines, ce serait pour masquer un autre produit.

Pat : Bizarre, j'imaginais plutôt un produit que t'empêche de pisser pendant la course, car si tu prends un diurétique tu vas t'arrêter sur le bord de la route toutes les cinq minutes.

Fred : Et si tu lui racontes une bonne blague ce sera à pisser de rire ! Plus sérieusement on se demande si le risque de se faire pincer vaut vraiment d'être pris, surtout si le type prend ça tout seul.

Pat : Il ne devait pas se sentir bien, peut-être la peur de décevoir son frère ou son père, de ne pas pouvoir tenir le coup...

Fred : Sauf qu'ils sont maintenant sûr à nonante pour cent d'être découvert quand on est un coureur vedette comme lui. Et que sa carrière est foutue.

Pat : Je crois qu'il faisait plus ou moins partie des favoris, se retrouver dans les profondeurs du classement, il n'a pas dû supporter.

Fred : Il aurait pu trouver un prétexte pour abandonner, s'inventer un maladie, et il sortait la tête haute.

Pat : Dire qu'il avait la chiasse et prendre un constipant !

Fred : Bientôt les Jeux Olympiques, on va certainement reparler du dopage.

Pat : C'est bon pour les pisses copies.



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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 08:17

 

 

Fred : Et les festivals, tu trouves ça bien ?

Pat : Oui, ça met de la vie et de l'animation un peu partout, aujourd'hui le plus petit village a son festival ou ses hivernales, automnales...

Fred : C'est un bon débouché pour les artistes, au moins là ils peuvent tourner.

Pat : Tu as raison, certaines troupes de spectacles de rues, de théâtre, de musique de jazz font leur gros chiffre en été et créent parfois spécialement pour cette période.

Fred : Moi j'aime bien, quand je dois choisir où je vais passer mes vacances, je regarde toujours s'il y a des festivals dans le coin, histoire de ne pas bronzer idiot.

Pat : D'où la course des communes pour avoir chacune le leur, et là c'est parfois un peu pathétique, si le projet est uniquement commercial, en général c'est pas terrible. Les festivals de qualité et qui durent sont presque toujours l'initiative d'une personne passionnée ou en lien étroit avec l'histoire et la culture du pays.

Fred : Le festival de la bêtise à Cambrai ou celui de la cornemuse en Bretagne.

Pat : Souvent au départ la population était au mieux indifférente voire franchement hostile rapport aux nuisances, fermeture de rues, bruits, population cosmopolite... ou à cause du coût qui fait monter les impôts locaux.

Fred : Et au bout de quelques années si un maire veut arrêter tout le monde lui tombe dessus.

Pat : À Avignon en 2003 les commerçants ont mis une banderole de soutien au festival, alors que chaque année ils râlaient que si que là, sauf qu'ils réalisent 20 % de leur chiffre annuelle en trois semaines, et même plus pour certains restaurants.

Fred : Et les festivals on ne peut pas les délocaliser !

Pat : À tel point que certaines villes et villages cherchent à faire durer toute l'année. À Aurillac il y a un centre du théâtre de rue et une résidence, à Marciac le jazz est entré à l'école...

Fred : Bon, ben il ne reste plus qu'à faire nos valises.

Pat : Ou à sortir de chez toi, je te signale qu'ici il y a un festival qui dure tout l'été !



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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 13:44

 



Fred : Tu dois être content, avec le projet de la commune de construire un nouveau théâtre.

Pat : Faut voir, on se demande où ils trouvent les sous, mais si c'est pour faire de la programmation fourre tout, autant construire du logement social.

Fred : T'es jamais content !

Pat : Si, c'est bien, c'est mieux que de construire des bombes atomiques, mais faut y encore savoir à quoi ça va servir.

Fred : Ben, à faire du théâtre.

Pat : Ben non, la plupart du temps ce sont de grosses machines pas du tout adaptées au théâtre, ce sont des salles rigides avec des sièges fixes en escaliers et une scène plus ou moins grande bonne pour -Au théâtre ce soir -.

Fred : Qu'est-ce qu'il faudrait alors ?

Pat : Pour fabriquer du théâtre, déjà des gens, une troupe, un homme ou une femme qui veut faire quelque chose là. Après faut voir de quel lieu ils ont besoin.

Fred : Tu veux dire que ce n'est pas le lieu qui détermine la forme artistique ?

Pat : Exactement, aujourd'hui beaucoup de compagnies préfèrent de petites salles, avoir une proximité avec les spectateurs, quitte à jouer plus longtemps, c'est toujours mieux de jouer longtemps, un spectacle c'est comme un fruit, ça a besoin de murir sur l'arbre, pas d'être vendu vert dans un supermarché de la culture.

Fred : C'est vrai que beaucoup de ces salles sont vraiment grandes et que les pièces n'y passent qu'une ou deux fois, tu rates un super spectacle juste parce que tu n'es pas libre ce jour là.

Pat : Et l'immense majorité des compagnies n'ont pas de lieux pour créer, pour répéter, pour s'installer dans la durée, et les théâtres qui se construisent depuis des décennies ne prévoient rien pour la création, pas de salle de répétitions ni de bureaux pour une troupe, celle-ci quand on veut bien leur faire un peu de place doivent jongler avec le calendrier, ne peuvent rien entreposer, pas d'atelier pour faire les décors ou les costumes...

Fred : Toi ce que tu voudrais c'est une sorte d'usine à théâtre ?

Pat : Va pour le mot usine, je préfèrerais manufacture ou fabrique. Maintenant le truc à la mode ce sont les résidences, c'est mieux que rien, mais le plus souvent c'est sur une seule saison avec obligation de résultat, parfois sur deux ou trois saisons, là c'est le grand luxe, à conditions que la troupe puisse vivre sur place, donc avec des logements pour les gens, leur famille... sinon ce ne sont que des travailleurs qui viennent bosser le matin et repartent le soir.

Fred : Ce que tu proposes n'est pas dans la logique des politiques, eux sont toujours sur le court terme, avec les prochaines élections en ligne de mire.

Pat : C'est pour ça qu'il faudrait imaginer un système indépendant des subventions annuelles et de la tête du maire ou du conseiller général.

Fred : Faudrait créer un site genre : Théâtreux cherchent commune accueillante, ou, commune cherche artistes pour venir vivre et créer chez nous.

Pat : Pour le meilleur ou pour le pire...

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 08:01

 

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Fred : La grande casse commence, les élections sont passés, les fermetures d'usines et les licenciements se multiplient.

Pat : C'était prévu, les grosses boites soutenaient le Kosar, maintenant qu'il est dans les choux, aucune raison de faire des cadeaux à Hollande.

Fred : Et d'ici peu les chinois vont commencer à exporter des voitures, après le textile, la manufacture, ils vont prendre le marché de l'automobile.

Pat : Tu penses que Peugeot n'a aucune chance de survie ?

Fred : Seul et à long terme non, trop petit et sur une gamme de véhicules mal identifiée. Si je te dis Porscheou Mercedes ou Jaguar ou Dassia tout de suite tu as une idée du type de bagnoles et du positionnement. Pour Peugeot il n'y a qu'en France que c'est vraiment clair.

Pat : En attendant c'est 8 000 salariés qui vont se retrouver sur le cul, les Peugeots et les sous-traitants.

Fred : Ils vont en mettre à la retraite, en reclasser quelques uns... mais tu as raisons, globalement c'est foutu. On est en plein dans la désindustrialisation.

Pat : Et donc la dépendance, tu me diras, à moyen terme la voiture à pétrole est condamnée, si ça pouvait faire diminuer le nombre de quadroulettes polluantes sur le territoire...

Fred : Tu rêves ! Le franchouille moyen ne peut pas plus se passer de sa voiture que de son téléphone.

Pat : Faudrait que le pétrole augmente encore et de façon durable et qu'un petit génie invente une énergie propre, stockable, pas chère à produire.

Fred : Tu pourrais demander à E. T.

Pat : Il suffirait de doubler les performances des capteurs solaires actuels ou / et d'enfin pouvoir maitriser le moteur à hydrogène.

Fred : Ce qui ne résoudrait rien en matière de chômage en Europe ! Ce sont les chinois qui fabriqueraient les véhicules.

Pat : Alors il faut d'urgence exporter la révolution en Chine.

Fred : Laquelle ? Je te rappelle que c'est un pays « communiste » et que les révolutions politiques ou « culturelles » ils ont déjà bien donné.

Pat : La révolution sociale.

Fred : Il pourrait faire ça demain, le 14 juillet, nous aurions une fête en commun avec eux, et comme ils sont les inventeurs du feu d'artifice, ils nous feraient des prix d'amis.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 10:05

Se perdre
Se battre
S'oublier
Il se bat bas bât avec la langue avec sa langue
Qui
Sa langue qui cogne se cogne au palais au palais  au palet au pas laid
Elle colle
Il s'en bat sa coulpe ses couilles   la tête contre les murs
Il écrit il écrit quoi il dit quoi il . . . quoi
Il se cogne  & là    instant T
La panne de sens
Vous est-il arrivé une fois un jour de perdre le sens ?
D'un coup en plein vol tout fou le camp
Répéter répéter répéter et
Le mot le vers le poème en entier
Ne veut plus rien dire ne dit plus rien refuse de se laisser
point d'absence . . .  d'amnésie ?
Ça cogne dans le vide
Ça ne résonne plus
Chute vertigineuse
De l'oiseau qui oublie de battre des ailes
Du parachutiste paralysé par la beauté du paysage
Du funambule qui prend la tangente
Les sons sortent de la bouche
Glossolaliques   tra la la   gromelesques
La langue tourne s'agite
En tous sens
La langue s'efface disparaît
Vide de sens
Plus rien à faire à dire
Plus rien
Rien
En rire
En mourir
De rire
Rire
rir
ri
r
( )

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:58

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Pat : Hier soir Le-Téléphone-Sonne sur France Inter pour parler du téléphone portable et du bugue d'Orange.
Fred : J'imagine qu'il y avait les accrocs et les j'menfoutistes.
Pat : Un peu ça oui, mais surtout une femme, à se demander si elle n'était pas payer par les opérateurs pour défendre l'indispensabilité de l'objet en tant que lien social et professionnel.
Fred : En usage pro c'est sûr que beaucoup aurait du mal à s'en passer.
Pat : Un truc marrant qui s'est dit, c'est qu'il y a une quinzaine d'années c'était un signe de statut social, on posait son téléphone sur la table ou son bureau, bien en évidence en espérant qu'il sonne. Aujourd'hui chez les décideurs on cache la bête et on lui coupe le sifflet, c'est la honte s'il sonne en réunion. En revanche il est devenu le fil à la patte du petit personnel.
Fred : Une inversion totale, comme le saumon.
Pat : Ce qui m'a troublé c'est cette insistance sur le lien social.
Fred : Lien virtuel, quel besoin de savoir où est qui, ce qu'il ou elle fait et de se raconter ce qu'on aura plus à se dire quand se verra en vrai. ?
Pat : Ultime lien social, "je suis mort si j'ai plus de portable, je cite. C'est un peu comme si Robinson avait eu un téléphone et qu'en cas de panne il se retrouvait définitivement seul sur son île.
Fred : Tu veux dire que sans téléphone les gens ne sauraient plus se retrouver ?
Pat : Alors que depuis des millénaires les gens savaient toujours en gros où trouver qui : chez lui, au bistrot, sur un banc, un coin de trottoir, le jeu de boule, le club de ceci ou cela, etc.
Fred : C'étaient des lieux concrets, des lieux de rendez-vous, de rencontres, des sortes d'axes de rotation, de centres d'attraction.
Pat : Si on isole les gens, ils seront d'autant plus facile à manipuler par les marchands ou par un pouvoir à tentation totalitaire.
Fred : Pour toi le téléphone est un outil d'asservissement des peuples ?
Pat : Il y a de ça. Dans les bistrots il n'y a plus de baby-foot, de juke-box, de flipper qui étaient des prétextes à échanges et rencontres.
Fred : Idem pour les salles de jeux.
Pat : Le téléphone sans fil devenu chaîne, pour ne pas dire boulet.
Fred : Au moins ici on voit encore du vrai monde, et des bugues il y en aura d'autres.
Pat : Espérons...

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Audio Vox Concept'

regroupe une suite de textes conçus et écrits pour la voix.

Mise en bouche en souffle en 3 2 1 …

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(enregistrement artisanal par l'auteur)
La version audio est parfois différente de la version texte.
La raison pourrait en être une persistance des brumes textuelles.
Les poèmes sont des plaques tectoniques, ils bougent, se choquent, s'entrechoquent, emmagasinent de l'énergie, cela produit des failles de sens, des cratères néologiques, parfois aussi des tremblements de vers, des tsunamis sémantiques…