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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 17:05
Mémoire de   oublie hier
Oublié l'oubli
« Mnémosyne m'a oublié »
Mémoire m'use   s'use
Mémoire oublie d'oublier
Mémoire oubliée oublie
Mémoire miroir sans tain
Transe apparence incertaine
Se drape   vaporeuse   moire
Mes moires se froissent
Mémoires des moires
En instants diffractés
Mémoires des arts irisés
Mémoires des arts   immé'mots
Hautes   alignées   cirées
Armoires de la mémoire
Armoires gardiennes en tête
En têtes de bois dur
L'écu au centre   haut
En chaînes   en noyés   en chats tigrés
Mémoires fermées   cadenassées
Portes scellées   tiroirs secrets
Piles de draps   pliées   mouchoirs
Par dessus   effacent
En revenir au passé
Simple     sous la pile   mensonges
Simple histoire de   de l'oubli
D'oublis en double clic claque
Serrures compliquées   complexe intimité
En tambour mineur
En tombeau   muet   muette
Temps broyés   épreuve   éprouvé  
Vous   Toi   comme par hasard
De vue naguère   familière
Ou l'autre millénaire
Sans jamais pouvoir en finir   en   un
Instant sans avant
Sans après   sans apprêt
Clown nu   nu de   vent
Dans la tête   indices teints
Visages dévisagés   profondeur  
Profondes heures     absente
Le début hait la fin
La fin amnésie le début
Est-ce un fin en soie   fin de soirée
Fine moire d'été
Fibre commune   liées
Histoire de fil   fils croisés
Répétitions   encore   encore   et encore
Attendre   laisser reposer
Monter
...
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 17:23

La permanence du paysage…
Ferme le temps  le fixe  le fige  le suspend
Ne pas vieillir par les yeux
Rester bloqué sur l’instant i minuscule
Temporaire
Tant d'années face à face la falaise
Con' d'années sans ciel
Si ce n'est carrés électriques nocturnes
Collés à la rétine
Rien n’a bougé
Rien à bouger
La vie au-delà ?
En dedans 
La même plante verte enracinée dans le plancher
La plante grandit  le tronc forcit
L’homme immobile
Devant le miroir  marque un temps
Le temps du temps
L’amémoire du défilement  suspension  boucle temporelle  möbiutiale

Un moineau entre par la fenêtre   ouverte
paysage

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 10:25


Le sens du vent

Le sens de la vie

Le vent tourne

La vie va sans détour

Le vent pousse au lointain

la vie souffle la vie

Le vent la vie s’enfuient

La vie le vent s’ennuient

En tout sens

Vent debout

Vivre debout

Évora / Portugal 24 05 2008
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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 12:05
… cinq heures du mat’
au fond d’mon lit je rêve de gloire
y pourrait y avoir pire comme vie
l’eau bicarbonatée ça fait roter
il fait chaud et doux dans le lit
… cinq heures cinquante trois
des textes à apprendre et un chef d’œuvre à écrire
il fait toujours chaud et doux dans le lit
je pète   je n’ai plus sommeil   et merde
… six heures   peur d’une journée trop longue
c’est décidé   je me lève  petit déjeune
réveille et me colle devant le mutant bleu
entre pomme et thé je note un truc sur l’art
est-ce signe de bonne santé mentale
le camion poubelle passe   ça c’est du concret
les poubelleux ils en pensent quoi de l’art
une autre fois je descendrais le leur demander
… sept heures passé de quelques gouttes
j’écris des conneries que je vais envoyer à
Colette Valérie et Odile   j’oubliai Christine
c’est con   il ne me reste que trois timbres

trop dur la vie
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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 11:47
Nuits ambulantes  
marathon en boîte
de la cuisine au bureau
de l’ordinateur aux chiottes
boire pour pisser
surtout de la copie
et de nouveau le lit
la chambre noire
camera obscura où défilent
sauf moustique importun
des images
qu’un improbable monteur fou
coupes colles assembles
projettes en panoscope délirant
vertige somnambule
jusqu’au sursaut en sueurs froides
et le manège re retourne
escale pharmatopique
avaler le cacheton avec quelque chose de fort
tourner en rond sur soi
exercice de haute voltige
passer au carré pour en sortir
puissance moins un
connexion lumière blafarde sur la gueule
le petit bruit du touche à touche
trop flou sur l’écran neurodactyle
laisser les doigts filer sans rime ni raison
illisible de toute façon
alors tours après tours
de pisse en bouffe en mots en lit
le jour pointe
pouvoir sombrer
dans ce drôle de truc mortiburlesque

le sommeil
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 13:08
Nuits V

Levé matin sans entrain   sans entretien        
matin chagrin gris sans souris
queue basse lasse posée sur le bitume
et quand la bitte hume vous joue détour
ça sent le grain   le pot au noir
laisser venir  laisser monter
l’outarde sur le balcon
une bonne farce
un pied de nez paquet
rouler dans l’onde de la panne urge
plonger dans la friture
éteindre le zob scène en sortant

Une main d’hier serre   acide   hulule
remontée du haut des noms     crus aoc
farfouille trifouille quarfouille    carandouille
à croire qu’il est encore possible
d’avoir faim        
vide   vie d’ange bourré de haut en bas   résilles
cacadoigts    dans l’nez    temps pire  
faire la chasse    tirer à vu
sans le sou pire que quoi quoi croa crabe
de travers   au passage   présage
du Nordouest où est on s’en fou
ne pas rester planté là
alors aller marcher au marché
dans les étoiles pâles
et s’en mettre plein les pieds
porter le bonheur        extinction des
rien n’est moins sûr que certaines
les aime en maillot de pain
les préfère en gratin
il se pourrait vraiment que j’ai faim
la mater au chant de l’heure
laisser bouillir à petite faux
en draps peau   en six trouilles
un lent terne ment   le clair ombilic déglingue
et la pèle flotte au bord du trou inconnu
passer le cap de la page   folle foireuse
charpie   des mots   j’t’aime
prise encre deux os
hache deux os ça passe ou ça casse
c’est dit   cesser de tourner autour du pot
au feu les pompiers
c’est comme quand au petit matin
je pisse sans fin dans mes rêves

J’ai faim

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 11:41
Debout le rêveur
les nuits sans fin donne faim
assaillir le frigo
le prendre d'assaut
il se vide il se plaint
comme un vieux vase romain
vase des fonds marins
vase de nuit
qui fuite
d’ôoo
les nuits sans fond tournent en rond
disjonctent  déjantent  déraillent
s’en vont
les nuits sans soleil n’ont pas sommeil
les nuits sans lune
comptent pour des prunes
violettes
les nuits trop noires foutent le cafard
les nuits de canicule     débordent les vésicules
les nuits sans personne
au vieux temps des claques sonnent
sifflent sans foi comme un train d’habitudes
les nuits passées dans un four    électriques
étouffent et pile et tic  et toc       décharges
sursaut    foncer    hurler
au loup des nuits des fous
et la houle boule et coule
dans les draps bleux
classés X majuscule
la capote sur la tête comme un gant de toilette
des maures
le lin seul envoiloppe le corps
rêve du délit
du tout permis
de l’indicible
flèche au cul rare des cimes
les nuits de la peur
font bander d’horreur
les nuits d’angoisses poissent
de sueur et de foutre
écran immaculé où se reflète l’étoile
rouge sang
commune aux isthmes intérieurs
d’elle entre deux terres
entre deux mères
antre d’elle & lui   luit la nuit
ici   sans fin   tenter
de mettre le charme avant les burnes et

Sperme la porte et pisse en bas !
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 11:17
I

Écrire nu sous un lampadaire
à trois heures du matin
insommnuit

sauter du lit
pour ne pas perdre  la le
regarder vers le bas
ventre rond et blanc
les pieds dans le flou
un poil grotexque
lapsus grotesque mais bien réel lui

«être l’être inexacte»
réminiscence non identifiée

écrire nu

aller/retour     et oublier
oublier ce pourquoi quoi    écrire
espiègerie de neurones     de mémoire
et retour au lit  au noir  toile grise

Laisser les lunettes sur le bord du clavier
sûr de les retrouver
et se sauver - Pomme «S»
s’apercevoir que l’on est hors de
c’est tout
c’est pas grave, c’est juste un en dehors du
de l’autre, d’un,
mettre des virgules,
c’est important, les virgules,

arrêtez de vouloir être exacte,
obsédant,   trouver la référence,
laissez vivre la part du, le trouble dans,
l’inexactitude attitude,
pour, oui pour, c’est bien «pour»,

un poète est mort ce soir
comme le lion, un vieux, un peu détraqué
jouet cassé, répétitif, re réécrire   chronosique
et un autre hier, jeune, beau, talentueux
quelle merde

Les noirs qui passent ont le crâne rasé, brillent,
synchronicité, sans trop savoir ce que cela veut dire,
en bruit de fond, voix, acteurs de,   théâtre,
France Cul en sourdine,
mettons encore une virgule, pour voir,
comme au poker,

menteur
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Audio Vox Concept'

regroupe une suite de textes conçus et écrits pour la voix.

Mise en bouche en souffle en 3 2 1 …

  D’autres textes dans la rubrique Audio Vox
(enregistrement artisanal par l'auteur)
La version audio est parfois différente de la version texte.
La raison pourrait en être une persistance des brumes textuelles.
Les poèmes sont des plaques tectoniques, ils bougent, se choquent, s'entrechoquent, emmagasinent de l'énergie, cela produit des failles de sens, des cratères néologiques, parfois aussi des tremblements de vers, des tsunamis sémantiques…