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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 12:39
Jouïr avec & pour

Jouïr

jouïr de la vie

jouïr à rien faire

toute une vie avec

la vie s'en va

la vie s'envie

la vie est là

je glande je bande

je sens venir la poésie

bien mieux qu'un con ou une bite

bien mieux que tout les sexes réunis

toujours elle m'attend

toujours disponible

parfois jeu de cache cache

parfois insoumise

parfois c'est elle qui me prise

bien plus & mieux qu'ivresse éthylalcoolique

bien plus & mieux que petite fumée

bien plus & mieux que magiques champignons

bien plus & mieux que paradis artificieux

je la sens venir

picotements dans la colonne

elle monte comme la petite bête

gargouillement dans les entrailles

elle s'annonce irrésistible

aussitôt dans la tête les vers se mêlent

aussitôt dans la bouche ils s'alignent

parachutistes qui attendent l'ouverture

aussitôt les mots résonnent le souffle court

je mouille mes doigts s'agitent cherchent

vite un bout de papier

vite une machine à crire à écrire à écrier

vite un dictaphone ou hurler sussurer

vite un ordinateur

vite vite vite

elle ne saurait attendre

aucune patience elle n'a

tombe dans l'oublie si tu ne réagis

la prendre c'est urgentissime

se laisser envahir déguster sublimer

comme dans tes rêves

là elle compose ses plus beaux lais

au réveil l'ardoise s’efface

alors on espère on traque on renifle sa trace

que du bonheur quand l'orgasme vient revient

jaillissement crépitement explosion

on en reste tout chose tout exta

tic tac tic tac tic tac tic tac tic tac

et puis ça recommence

autant de fois que le désir

inépuisable amante

ni gloire ni célébrité ni fortune

elle s'offre à qui veut bien d'elle

pas bégueule fille ou garçon

côté pile ou côté face

farce drame ou tragédie

elle te donne sa licence

du moment que le plaisir est de la fête

foin de l'ortografe & vive le néologisme

heureux soit le poète

heureuse soite la poétesse

rien et tout à la fois

jouïr jouïr jouïr

ivre de vie de poésie

m'entendez-vous les tristes sires les dépressifs les maudits

la vie est belle

branlez-vous là où ça vous démange

bandez giclez dégoulinez faites jaïr les poèmes

en bandes organisées

en hordes barbarisées

ni dieux ni maîtres

juste une divine maîtresse

à pleines mains

à pleines bouches

à pleins sexes

pleins le yeux les oreilles le nez le cul

faut que ça déborde que ça ça      ça aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 10:05

Où vont les morts ?

Observations et réflexions en me promenant dans un cimetière.

À propos de la mort. Ou plutôt de la place de la mort chez les vivants.
Pour être plus juste de la place du mort pour les vivants.

Il n’y a plus de concessions perpétuelles. Le cimetière est devenu une cité de transit. Le mort n’y repose en paix que pour 10, 15, 20 ou 30 ans. Ensuite il faut repayer ou laisser la place. Plus question d’éternité ni de perpétuité. Sans parler des incinérés qui se répandent un peu partout.
La science refuse le trop de corps à tel point qu’il faut maintenant payer pour “donner” son corps, ou plutôt celui d’un parent, pour économiser les frais d'inhumation.
Quoiqu’il en soit ce corps ne laissera pas de trace.
Pour quelles raisons, économique, rupture du lien social/familial, de nombreux corps de vieux décédés durant la canicule de 2003 n’ont pas trouvé preneur ?
Est-on là en face d’un changement profond de la mentalité occidentale judéo-chrétienne ?
Est-ce l’indicateur d’un retour au nomadisme ? On laisse le corps mort au bord du chemin, au sommet d'une colline..
Depuis le néolithique, l’enterrement des morts et la construction d’un monument funéraire était un signe de permanence sur une terre, signe de sédentarité, d'une certaine manière de culture et civilisation.
La patrie, terre de mes pères.
Mon pays, ma terre, celle où sont enterrés mes ancêtres.
Le respect et le culte des ancêtres est en train de disparaître, plus de terre, plus de mémoire, plus de culture. Signe d’un retour à la barbarie ? Ou signe d'un détachement spirituel de ce qui n'est qu'une enveloppe ?

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 19:44

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- C'est dingue l'histoire !
- Pourquoi tu dis ça ?
- Les signatures pour les candidats à la présidentielle, elles étaient anonymes, on s'est battu pour que les noms soient publiés. Et maintenant la Marine et la Christine veulent qu'on revienne en arrière.
- Ah bon, c'est vrai que c'est plus logique qu'on sache…
- Je veux mon neveu, je veux savoir qui soutient mon maire ou mon conseillé général, manquerait plus qu'il donne sa signature à Marine, je lui retire mon vote illico.
- Y'en a qui disent que c'est pas démocratique.
- Quoi démocratique, elle est où la démocratie quand un président peut se payer une campagne sur ton dos, quand un candidat touche des rétrocommissions ; non y'a longtemps qu'on n'est plus en démocratie.
- T'es du côté des indignés toi ?
- Oui, je les aime bien, les Anonymous aussi… sauf que…
- Que quoi ?
- Ben quand on voit ce qu'il se passe en Tunisie, en Égypte, etc. Faut faire gaffe, c'est toujours les vautours qui ramasse la mise…
- Quoi faire ?
- Y aller quand même, y'a que quand ça bouge que ça peut changer…
- Tes Anonymous, y signe pas eux !

 

 

 

signatures signatures signatures signatures signatures signatures signatures signatures signatures signatures 

 

 

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 12:05

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- Tu te souviens de ce que je t'ai dis en 2007 juste après l'élection du Kosar ?
- Que tu voulais émigrer en Arabie Saoudite...
- Non, qu'avec le départ en retraite des babyboomers il roulait sur du velours, minimum un million de chômeurs en moins en cinq ans et que sa réélection était déjà faite.
- Je me souvenais pas mais tu t'es planté grande largeur. Non seulement le chômage a pas baissé mais il a décollé direction la stratosphère.
- Et qu'avec la reprise il avait décroché le quinquennat en platine.
- Y'en a qui ont pas de chance.
- Peut-être que Flambie, vu qu'il part dans la merde jusqu'au cou il va finir en apothéose et se faire réélire les doigts dans l'cul.
- Dans le nez.
- Quoi ?
- On dit les doigts dans le nez !
- Ah bon, enfin il sera peut-être bien réélu, même avec un nez de clown.

 

 


 

Élu / Réélu Élu / Réélu Élu / Réélu Élu / Réélu Élu / Réélu Élu / Réélu Élu / Réélu Élu / Réélu Élu / Réélu Élu / Réélu

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 19:31

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- T'as regardé la télé hier soir ?
- Oui.
- Et tu en penses quoi de ses propositions ?
- Euuuuuuuuuuuuuuu j'ai regardé Barnaby sur la 3.
- J'y crois pas, mais c'est important pour la France !
- Barnaby ou augmenter la TVA ?
- Arrêtes de déconner c'est sérieux.
- Augmenter la TVA en période de baisse de la consommation, c'est con, les gens vont consommer encore moins et ça fera des recettes en moins.
- L'augmentation est prévue pour octobre.
- Là c'est carrément n'importe quoi, personne sait qui sera président en octobre, ni quel parlement on aura. C'est un pari à l'aveugle, de la poudre au yeux. J'ai eu raison de ne pas regarder ça.
- Tu me désespères.

 

 

 

Augmenter la T V A Augmenter la T V AAugmenter la T V A Augmenter la T V A Augmenter la T V A Augmenter la T V A

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 11:12

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- T'as entendu ces histoires de jeunes diplômés étrangers travaillant en France et qu'on expulse ?
- Oui, encore un coup du Kosar et de son chien de garde.
- Dans tous les pays du monde on dépense de l'argent pour faire venir des cerveaux, chez nous on les jette dehors.
- Pire que ça on les offre, ils ont fait leurs études en France et on en fait cadeau à la Chine, aux États Unis, à l'Inde… Approchez m'sieurs dames, kado gratuit, bac plus 5, 7, 9, 10, c'est pour emporter.
- Et après ça ils ont le culots de nous parler de rigueur économique, mais merdre, c'est nous qui avons payés leurs études !

- Et pour les faire revenir ça va nous coûter encore plus...

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 12:53

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- C'est dingue le nombre de suicides de travailleurs !
- Moi je ne me suiciderais pas pour ça, je démissionnerais, j'irais élever des chèvres ou je créerais ma propre entreprise propre.
- Ôte-moi d'un doute, c'est quoi ton métier ?
- D'accord je suis chômeur, j'ai jamais bossé, mais justement parce que j'ai jamais trouvé le bon job, c'est un acte de résistance.
- Ah ! De résistance au travail, tu te fous de ma gueule là. Les mecs qui se suicident c'est après vingt ans dans la même boîte à être traités comme des merdes, ça les a miné, tu comprends, ils étaient arrivés au bout du bout.
- Et pourquoi ils ont pas d'abord été flinguer leur patron, ou le petit chef qui leur pourrissait la vie ? Moi c'est ce que j'aurais fait, quit à me tirer une balle après.
- Ça c'est une bonne question… peut-être que justement ils avaient tellement été traités comme des merdes qu'ils se sentaient minable, que quelque part ils avaient intériorisés que c'était leur faute.
- Comme quoi vaut mieux ne pas travailler… je veux dire pour un autre, ce qu'il faut supprimer, ce sont les patrons, au sens large, les actionnaires, tout ça quoi. S'il n'y avait que des coopératives y'aurait plus ce problème.
- T'as peut-être raison mais y'a encore du chemin à faire...
- Si tout le monde est d'accord, ça peut aller très vite, une grève générale et hop...

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 16:26

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- J'ai vu une émission sympa hier sur Arte.
- Encore un truc intello ?
- Oui, ça causait de l'obsolescence programmée.
- C'est quoi ce truc ?
- Simple, les industriels programment leurs produits pour une durée déterminée, l'idée c'est de pouvoir en revendre un neuf très vite. Il donnait l'exemple d'une imprimante qui contient un compteur de copies, arrivé à 18 000 la machine se met en panne et tu es obligé d'en acheter une autre, même si elle est encore en parfait état de marche.
- Ils sont gonflés les mecs, j'avais entendu un truc sur Apple et ses batteries qu'on peut pas changer.
- C'est ça, tout pareil. Mais le plus intéressant c'est une nana qui disait que pour éviter ça et le gaspillage qui va avec il fallait en gros supprimer la propriété privé.
- Une anarchiste ?
- Ben non, elle ne remettait pas en cause le système, sauf que c'est le producteur qui reste proprio du truc et donc doit le récupérer et le recycler à la fin.
- Comprends pas ?
- Ta bagnole tu ne l'as qu'en location longue durée, le jour ou tu veux en changer, tu la rends au concessionnaire et t'en prends une autre, chez lui ou ailleurs. Dans ce cas l'intérêt du constructeur c'est de fabriquer des bagnoles qui ne tombent pas en panne vu que c'est lui qui doit les réparer. Et qui seront faciles à recycler vu que c'est pour sa pomme. Tu piges ?
- Ça marche pour les bien de consommation, mais pour ta maison ?
- Faut voir, on pourrait imaginer un droit de priorité pour tes enfants… Moi je trouve ça pas mal comme idée. Nous ne sommes que de passage sur terre, alors on restitue le tout à notre mort. Fin de la propriété, nous n'aurions plus qu'un droit d'usage et de jouissance raisonnable le temps de notre vie.
- Et mon pastis alors ?
- Ton pastaga tu le bois, tu le pisses et entre temps tu dis des conneries, c'est un cycle vertueux. Et tu n'es pas propriétaire de l'eau que tu bois, ni du verre.
- Patron, une tournée !

 

 

 

propriété  gaspillage propriété  gaspillage propriété  gaspillage propriété  gaspillage propriété  gaspillage propriété  gaspillage

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 21:52

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version audio

 

 

              La révolte du corps, les révoltes de corps, du corps chair, du corps os, du corps muscles, du corps boyaux, il hurle de l'intérieur, se gonfle, s'embaudruche, se mongolfièrise, s'enflamme, s'inflamme, s'emboite, tire, grince, grogne, tousse, se vrille, véritable insurrection, sans érection, il pète, il rote, gargouille, s'échauffe, brûle, boue, s'emmerde, pisse froid, corps chaudron, corps lessiveuse, corps alambique, corps usine à gaz, corps pompe, . . ., la tête reste froide, tente de résister, pensée en mode veille, en mode économique, pas de diversion possible, annihilation de la pensée, degré zéro de la créativité, imagination vitrifiée, . . ., toute l'énergie absorbée par le combat, pression, répression de la douleur, Dégage ! Le corps, non pas la mort, Dégage ! La mort, non pas le corps, sourdine, voyage au dedans du, identifier, identifier les perturbateurs, identifier les infiltrés, identifier les provocateurs, dedans corps, pensée en marge, en rade, pas de mot, pas les mots, pas de rêve, langue pâteuse, langue chargée, langue blanche, langue pauvre, pauvre langage, engagement dans la douleur, engagement contre la douleur, tout contre, en corps à corps, faire corps, l'absorber, s'absorber, tout entier, régression à l'état de larve, de fœtus peut-être ? . . ., abstraction de la mémoire, retrouver la mémoire de l'abstraction de la douleur, activer la mémoire de la disparition de la douleur, aller vers le rouge, la cible, concentrer tout, circonscrire, circonvenir, venir au plus près, au contact, au rouge foncé, absorption complète, s'absorber, s'atomiser, fusionner, se concentrer, atteindre à la certitude de la survie, régénération, concentré de soi dans la douleur, ultime étape, ultime phase, en phase avec la douleur, ne plus faire qu'une, qu'une, une douleur, une souffrance, un corps, rien qu'un corps rouge ultime, densité maximum, la réduire à une bille dense dense dense, de plus en plus dense, jusqu'à la fusion, extrême limite, énergie totale. . ., et enfin le blanc, la lumière, la déflagration, décompression, big bang et expansion de la lumière, orgasme de paix, immense fatigue, vide, vidé, enveloppe gazeuse, éther nue, nue, vide partout, dans la tête, flottement, lâcher prise, calme, grand calme, presque silence, en fond parfois, quand même, roulement d'un tambour tonnerre, angoissant, et si ce n'était qu'un répits, que l'œil du cyclone, simple rémission, nuance jaune orangé sur les bords, . . ., alors respirer, reposer, rouvrir les yeux de l'extérieur, reconstruction d'un « je », d'un jeu de vie, d'un être vivant, ressuscité, revenu à la vie, revenu de loin, revenu à la pensée, à l'avenir possible, l'à venir d'un possible, relèvement, le corps se lève, le corps bouge, le corps s'active, le cerveau se réveil, la conscience émerge à nouveau, bulle, renaissance, . . ., et le corps s'oublie, se laisse oublier, réincarnation dans la désincarnation, extériorisation après l'intériorisation à outrance, printemps après l'hiver, la vie reprend son cours, disponibilité d'être, d'être au monde, d'être aux autres, d'être soi, être non souffrant, simplement être là, à nouveau, nouveau, disponible, (pas pour TF1)pour la construction, pour la poésie, pour la lutte sociale, pour le partage, pour la vie,

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 19:34

Observations et réflexions en me promenant dans un cimetière.



À propos de la mort.

Ou plutôt de la place de la mort chez les vivants.
Pour être plus juste de la place du mort pour les vivants.

 


Il n’y a plus de concessions perpétuelles. Le cimetière est devenu une cité de transit. Le mort n’y repose en paix que pour dix, vingt ou trente ans. Ensuite il faut repayer ou laisser la place. Plus question d’éternité ni de perpétuité.

Sans parler des incinérés qui se répandent un peu partout.
La science refuse le trop de corps “donnés à la science” à tel point qu’il faut maintenant payer pour “donner” son corps, ou  celui d’un parent, pour économiser les frais d'inhumation.
Quoiqu’il en soit ce corps ne laissera pas de trace.
Pour quelles raisons, économique, rupture du lien social/familial, de nombreux corps de vieux décédés durant la canicule de 2003 n’ont pas trouvé preneur ?
Est-on là en face d’un changement profond de la mentalité occidentale judéo-chrétienne ?
Est-ce l’indicateur d’un retour au nomadisme ? On laisse le corps mort au bord du chemin, au sommet d'une colline...
Depuis le néolithique, l’enterrement des morts et la construction d’un monument funéraire était un signe de permanence sur une terre, signe de sédentarité. La patrie, terre de mes pères.
Mon pays, ma terre, celle où sont enterrés mes ancêtres.
Le respect et le culte des ancêtres est en train de disparaître, plus de terre, plus de mémoire, plus de culture.

Signe d’un retour à la barbarie ? Ou signe d'un détachement spirituel de ce qui n'est qu'une enveloppe ?

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Audio Vox Concept'

regroupe une suite de textes conçus et écrits pour la voix.

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(enregistrement artisanal par l'auteur)
La version audio est parfois différente de la version texte.
La raison pourrait en être une persistance des brumes textuelles.
Les poèmes sont des plaques tectoniques, ils bougent, se choquent, s'entrechoquent, emmagasinent de l'énergie, cela produit des failles de sens, des cratères néologiques, parfois aussi des tremblements de vers, des tsunamis sémantiques…